Prévalence des TMS : Chiffres clés en France
Nombre de salariés touchés par an
En France, près de 3 millions de travailleurs sont affectés par des troubles musculo-squelettiques chaque année, selon le Programme National de Surveillance des TMS.
Pourcentage de TMS parmi les maladies professionnelles
Les TMS représentent environ 88 % des maladies professionnelles reconnues, constituant ainsi la première cause de maladies professionnelles dans le pays.
Statistiques par secteur d’activité
Certains secteurs sont particulièrement exposés aux TMS en raison de la nature de leurs activités :
- Santé et médico-social : jusqu’à 94 % des maladies professionnelles reconnues sont des TMS – Source Ameli.
- Agroalimentaire, BTP, métallurgie, transport, logistique, propreté : ces secteurs concentrent une part significative des cas de TMS – Source Ameli.
Évolution dans le temps
La prévalence des TMS a connu une augmentation significative au cours des dernières années. Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiée en 2023 a révélé une hausse de 20 % des cas de TMS dans le monde, touchant une proportion inquiétante de la population mondiale.
Répartition des TMS par zone du corps et symptômes associés
Les troubles musculo-squelettiques touchent principalement les zones suivantes :
Dos et lombaires
- Lombalgies : douleurs dans le bas du dos.
- Sciatiques : douleurs irradiant le long du nerf sciatique.
Épaules et cou
- Tendinites : inflammation des tendons.
- Cervicalgies : douleurs au niveau du cou.
- Pathologies de la coiffe des rotateurs : atteintes des tendons et muscles de l’épaule.
Poignets et mains
- Syndrome du canal carpien : compression du nerf médian au niveau du poignet.
- Tendinites : inflammation des tendons.
Coudes
- Épicondylite : inflammation des tendons au niveau du coude.
Genoux et membres inférieurs
- Gonalgies : douleurs au niveau du genou.
- Douleurs liées à la station debout prolongée : inconfort et douleurs dus à une position debout prolongée.
Ces affections peuvent entraîner des gênes fonctionnelles, une perte de mobilité, des sensations de fourmillements ou de brûlure, une faiblesse musculaire, ainsi qu’une fatigue générale et un inconfort au travail.

Facteurs de risque et contextes aggravants des TMS
Gestes répétitifs
Les gestes répétitifs sont un facteur de risque majeur pour les TMS. En France, environ 16,1 % des salariés sont exposés à des gestes répétitifs dans le cadre de leur activité professionnelle, selon les résultats de l’enquête SUMER 2017 – Source : Enquête SUMER 2017 (DARES).
Une étude menée auprès de bouchers a révélé que parmi ceux qui se considèrent exposés à des gestes répétitifs ressentis comme pénibles, 75 % présentent au moins un trouble ostéo-articulaire au cours des 7 derniers jours, contre 35 % chez ceux dont l’exposition n’est pas ressentie comme pénible ou difficile – Source : INRS – Déterminants des TMS chez les bouchers.
Postures contraignantes
Les postures contraignantes ou maintenues durant de longues périodes sont également des facteurs de risque importants. Ces postures peuvent entraîner des douleurs et des lésions musculo-squelettiques, notamment au niveau du dos, des épaules et des membres supérieurs. L’exposition à des postures contraignantes est particulièrement fréquente dans les métiers de production, de manutention ou de services de santé – Source : Enquête SUMER 2017 (DARES).
Port de charges lourdes
Le port de charges lourdes est un facteur de risque reconnu de lombalgie. Une étude a révélé que l’exposition à des charges lourdes pendant plus de 4 heures par jour concerne 1,6 % des hommes et 0,6 % des femmes, principalement dans les secteurs du bâtiment, de la manutention et du transport – Source : Enquête SUMER 2017 (DARES).
Stress et fatigue
Le stress et la fatigue sont des facteurs psychosociaux qui peuvent amplifier les symptômes des TMS. Le stress au travail est associé à une augmentation des douleurs musculo-squelettiques, notamment au niveau du dos et des membres supérieurs. Une étude a montré que les facteurs psychosociaux au travail, tels que la pression temporelle ou l’insatisfaction professionnelle, augmentent la prévalence de douleurs musculo-squelettiques.
Comparaison par secteur et métier
Certains secteurs et métiers présentent un risque accru de TMS en raison de la nature de leurs activités :
- Secteurs à risque élevé : agroalimentaire, bâtiment, travaux publics, transport, logistique, propreté, santé et action sociale.
- Métiers à risque élevé : infirmières, aides-soignants, pompiers, préparateurs de commandes, conducteurs de poids lourds, éboueurs, agents d’entretien.
Impacts économiques et sociaux des TMS : Quelques chiffres
Coût direct
Les coûts directs des TMS comprennent les frais médicaux, les indemnités journalières versées lors des arrêts de travail, et les coûts liés à la réadaptation professionnelle. En 2017, ces coûts ont été estimés à près de 2 milliards d’euros pour les entreprises françaises – Santé publique France « Sous-déclaration des TMS ».
Coût indirect
Les coûts indirects des TMS, souvent sous-estimés, peuvent être de 4 à 10 fois supérieurs aux coûts directs. Ils incluent la perte de productivité, le remplacement temporaire des salariés, le turnover, et l’impact sur la qualité du travail.
Statistiques sur les arrêts de travail
Les TMS sont responsables de 25 % des arrêts maladie en France. En 2015, ils représentaient plus de 87 % des maladies professionnelles ayant entraîné un arrêt de travail ou une réparation financière en raison de séquelles – Source : Ameli.
Impact sur la qualité de vie au travail
Les TMS ont un impact significatif sur la qualité de vie au travail des salariés. Ils peuvent entraîner des douleurs chroniques, une fatigue accrue, une diminution de la mobilité, et affecter le moral des équipes. Ces troubles peuvent également conduire à une démotivation, une baisse de l’engagement et une augmentation du stress au travail.
Tendances et projections
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) poursuivent une évolution préoccupante en France. En 2024, près de 90% des maladies professionnelles étaient déjà imputées aux TMS, une tendance qui se confirme en 2025 avec une hausse de 9,5% des cas reconnus par rapport à 2022, soit plus de 41 900 cas officiels. Cette progression s’explique notamment par l’évolution des conditions de travail, l’intensification des gestes répétitifs et l’exposition continue aux postures contraignantes dans de nombreux secteurs comme la santé, le nettoyage, l’alimentation, le transport et le BTP.
Les nouvelles méthodes de travail, incluant le télétravail, le numérique et l’automatisation, influencent fortement la dynamique des TMS. La crise sanitaire et la généralisation du télétravail ont provoqué une hausse de 30% des troubles musculo-squelettiques chez les salariés français en 2022, essentiellement due à des installations de travail peu ergonomiques, une durée accrue devant les écrans et une augmentation du stress. Selon une enquête, 46% des télétravailleurs souffrent de douleurs musculo-squelettiques, principalement du dos (67%), épaules (58%) et nuque (58%).
Au niveau européen, la France présente des indicateurs TMS supérieurs à la moyenne. 75% des salariés français déclaraient au moins un TMS en 2015, contre 58% dans l’Union européenne, et les femmes restent plus touchées que les hommes. Les pays nordiques, qui investissent davantage dans la prévention et la réadaptation, affichent des taux de réintégration post-TMS beaucoup plus élevés – jusqu’à 95% en Suède, contre moins de 20% dans certains pays d’Europe centrale.
Solutions et prévention : rôle de l’ergonomie et de Kalivi
Face à ces enjeux, la prévention des TMS s’impose comme une priorité absolue pour les employeurs. Les solutions reposent sur plusieurs axes :
- Formation Gestes & postures : Sensibiliser et former les salariés aux bons gestes permet de diminuer significativement le risque de TMS. De nombreux retours d’expérience montrent que la formation réduit de 20 à 40% la survenue des troubles lorsque les salariés sont réellement impliqués.
- Adaptation des postes de travail : Ergonomiser les espaces et les équipements, notamment à l’aide d’audits professionnels, engendre jusqu’à 2,2 € de gain par euro investi et des ratios de retour sur investissement allant jusqu’à 15:1 dans certaines filières.
- Ateliers et diagnostics ergonomiques : Les interventions ciblées débouchent sur une réduction notable des arrêts maladie et une meilleure productivité. L’INRS rappelle l’importance du dépistage précoce et de l’approche collective pour maximiser l’impact des programmes.
La prévention proactive et collective, notamment via des ateliers et des diagnostics réguliers proposés par Kalivi, permet non seulement de détecter les risques en amont mais aussi de fédérer les équipes autour de la santé au travail. L’efficacité des programmes de prévention est prouvée : chaque euro investi dans l’ergonomie rapporte plus de deux euros en économies directes et indirectes, tout en réduisant durablement le nombre d’accidents et d’arrêts de travail.
Et si vous vous formiez à la prévention des TMS ?
La réalité des chiffres met en lumière l’urgence d’agir face à la montée des TMS : ils affectent la santé physique et mentale des salariés, fragilisent la performance des entreprises et alourdissent le coût social et financier à l’échelle nationale. Pour inverser la tendance, il est essentiel de miser sur des programmes de prévention ambitieux, en s’appuyant sur l’expertise de partenaires comme Kalivi.
Agissez dès maintenant pour préserver la santé de vos équipes et améliorer durablement leurs conditions de travail :
Découvrez et réservez votre Formation Gestes & Postures avec Kalivi pour inscrire votre entreprise dans une dynamique responsable et performante.


